Versailles : ce que les 26 259 diagnostics révèlent du parc immobilier en septembre
L’extraction ADEME du 18 septembre 2026 rassemble 26 259 diagnostics enregistrés à Versailles, dont 16,0 % classés F ou G. Cette photographie fait ressortir un corpus largement antérieur à 1975, sans constituer un décompte de logements uniques.

À Versailles, l’actualité immobilière du 24 septembre 2026 se lit ici dans une mise à jour statistique, et non dans l’annonce d’un événement municipal. La dernière extraction ADEME utilisée, datée du 18 septembre 2026, rassemble 26 259 diagnostics enregistrés sur le périmètre local. Son intérêt tient à la combinaison de plusieurs caractéristiques : une forte présence du bâti ancien, des classes D et E particulièrement représentées et une place importante du gaz naturel. Pour les vendeurs, bailleurs et acquéreurs, cette photographie donne des repères locaux. Elle ne permet toutefois ni d’attribuer une étiquette à une adresse ni de compter directement les logements concernés.
À Versailles, 26 259 diagnostics ne signifient pas autant de logements distincts
| Étiquette DPE | Diagnostics enregistrés à Versailles |
|---|---|
| A | 19 |
| B | 134 |
| C | 6 346 |
| D | 8 949 |
| E | 6 620 |
| F | 2 597 |
| G | 1 594 |
Le périmètre étudié correspond à Versailles, dans les Yvelines, identifiée par le code INSEE 78646. Le jeu local retient une population communale de référence de 84 095 habitants. Ce chiffre situe la commune, mais il ne constitue pas le dénominateur des proportions énergétiques présentées ici. Celles-ci portent sur les diagnostics enregistrés, avec une limite essentielle : un même logement peut apparaître plusieurs fois dans la base. Les 26 259 enregistrements ne représentent donc pas nécessairement autant de biens distincts. Rapporter directement ce volume à la population ne fournirait ni un taux de couverture du parc immobilier ni une mesure du nombre de diagnostics enregistrés.
La date du 18 septembre est celle de l’extraction utilisée ; le 24 septembre est celle de cette analyse. La photographie disponible décrit la composition du corpus à cette extraction, sans fournir de comparaison avec une extraction antérieure. Il serait donc injustifié d’y lire une amélioration récente des performances ou, à l’inverse, une dégradation du parc. La méthode consiste à distinguer les effectifs par étiquette, les caractéristiques du corpus géolocalisé et les indicateurs médians. Ces ensembles éclairent différents aspects du bâti diagnostiqué, mais ne doivent pas être fusionnés comme s’ils décrivaient tous les mêmes logements uniques, avec une couverture identique et exhaustive.
Les classes D et E dessinent le centre de gravité local
La classe D arrive en tête avec 8 949 diagnostics, soit 34,1 % des enregistrements. Elle précède la classe E, qui en rassemble 6 620, soit 25,2 %, puis la classe C, avec 6 346 diagnostics et 24,2 %. Cette hiérarchie donne à Versailles un angle de lecture qui ne se réduit pas aux seules étiquettes les moins performantes. La photographie locale est d’abord structurée par les classes intermédiaires, avec D en première position et E devant C. Pour situer un bien, ce contexte est utile à condition de ne pas confondre fréquence statistique et évaluation individuelle : une classe courante dans le corpus ne préjuge pas du diagnostic d’un logement particulier.
À l’autre extrémité de la répartition, les classes A et B restent peu présentes dans les diagnostics enregistrés : 19 pour A, soit 0,1 %, et 134 pour B, soit 0,5 %. Ces faibles parts décrivent la base utilisée, pas nécessairement l’ensemble du parc versaillais. Les pourcentages sont présentés avec une décimale et doivent être lus avec cette précision d’affichage. Pour un acquéreur comme pour un vendeur, la répartition permet surtout de replacer une étiquette dans un contexte local. Elle ne donne aucune mesure de prix, aucun délai de transaction et aucun élément permettant de chiffrer la valeur d’un bien à partir de sa seule classe énergétique. Pour situer votre bien avant une vente, vous pouvez estimer la valeur de votre logement à Versailles à partir des ventes réelles de la commune.
- A et B : respectivement 19 et 134 diagnostics enregistrés, soit 0,1 % et 0,5 %.
- C et D : respectivement 6 346 et 8 949 diagnostics enregistrés, soit 24,2 % et 34,1 %.
- E : 6 620 diagnostics enregistrés, soit 25,2 %.
- F et G : respectivement 2 597 et 1 594 diagnostics enregistrés, soit 9,9 % et 6,1 %.
Les 16,0 % de F et G ne résument pas les enjeux énergétiques
Les étiquettes F et G réunissent 4 191 diagnostics enregistrés, soit 16,0 % du total. Ce volume constitue un repère important, mais il ne signifie pas que 4 191 logements uniques sont concernés. Dans le détail, F compte 2 597 enregistrements et G en compte 1 594. La différence entre ces deux classes importe aussi pour la lecture des échéances locatives : elles ne relèvent pas du même calendrier. Les réunir permet de décrire une partie du profil énergétique local ; les séparer reste nécessaire dès que l’on examine la situation d’un bien destiné à la location au regard des dates fournies.
La classe E mérite une attention distincte, car ses 6 620 diagnostics dépassent à eux seuls le volume des classes F et G réunies. Avec 25,2 % des enregistrements, elle représente une composante majeure de cette photographie versaillaise. Son importance n’autorise cependant pas à annoncer un nombre équivalent de ventes soumises à audit ou de locations concernées par une échéance. Il manque pour cela un décompte des logements uniques et leur situation précise. L’utilité de ce chiffre est ailleurs : il montre pourquoi une analyse centrée uniquement sur F et G laisserait de côté une part importante des diagnostics et des questions concrètes liées au calendrier énergétique.
Un corpus ancien, dominé par la période 1948-1974
La période dominante est 1948-1974, avec 44,2 % du corpus géolocalisé. Les autres repères d’ancienneté confirment le poids des constructions anciennes dans les données : 41,1 % pour le bâti antérieur à 1949, 85,3 % pour celui antérieur à 1975 et 95,9 % pour les périodes antérieures à 2001. Ces chiffres donnent une profondeur historique à la photographie énergétique, sans documenter les travaux éventuellement réalisés dans chaque bien. Ils indiquent l’ancienneté des constructions décrites, pas leur état actuel détaillé. Pour les propriétaires et acquéreurs, ils replacent donc la lecture du diagnostic dans un contexte bâti, sans remplacer les caractéristiques propres au logement.
Ces catégories de période demandent une lecture attentive : la tranche 1948-1974 et le repère « antérieur à 1949 » se recouvrent sur l’année 1948. Il ne faut donc pas les additionner comme deux ensembles nécessairement disjoints. De même, la forte présence du bâti ancien et celle des classes D ou E ne suffisent pas à démontrer que l’ancienneté explique ces étiquettes. Les faits fournis ne croisent pas les périodes de construction avec les classes énergétiques. Ils ne permettent pas davantage d’attribuer une performance à une génération précise d’immeubles. L’analyse peut constater la coexistence de ces caractéristiques à Versailles, mais pas transformer cette coexistence en relation causale.
À Versailles, les 53 m² médians ne décrivent pas spécifiquement les maisons
La part des maisons individuelles est de 5,7 % dans les données fournies, tandis que la surface médiane atteint 53 m². Ces deux indicateurs complètent le portrait local, mais ne décrivent pas ensemble une maison type : la surface médiane n’est pas donnée spécifiquement pour les maisons. Elle ne doit pas non plus être confondue avec une moyenne ou avec la surface d’un bien représentatif en tous points. Pour un propriétaire vendeur ou un acquéreur, cette distinction évite de construire un logement fictif qui cumulerait toutes les valeurs centrales du corpus. Les caractéristiques d’un bien doivent rester séparées des repères statistiques utilisés pour le situer.
La consommation médiane s’établit à 234 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé à 1 042 €. Le gaz naturel ressort comme chauffage principal dans l’extraction, avec 14 178 diagnostics. Ces résultats décrivent trois dimensions différentes : une consommation rapportée à la surface, une estimation annuelle de coût et une énergie de chauffage. Le coût médian estimé n’est pas une facture promise pour un logement donné. Les données ne permettent pas non plus d’affirmer que les diagnostics au gaz sont principalement classés D, E, F ou G. Sans croisement fourni entre chauffage et étiquette, attribuer au gaz la répartition énergétique observée dépasserait ce que cette extraction permet d’établir.
Pour les bailleurs, une lecture par classe et par échéance
En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Au 24 septembre 2026, cette date est donc déjà passée. À Versailles, les 1 594 diagnostics G, soit 6,1 % des enregistrements, donnent une mesure de la présence de cette étiquette dans la base. Ils ne donnent pas le nombre de nouveaux baux concernés, ni celui des logements actuellement proposés à la location. Cette différence est déterminante : une statistique de diagnostics ne décrit pas à elle seule l’usage du bien ou sa situation locative.
Les échéances prévues concernent ensuite la classe F en 2028 et la classe E en 2034. La photographie locale place ainsi côte à côte trois horizons qu’il faut distinguer : une date déjà passée pour G, puis deux échéances à venir pour F et E. L’importance numérique de E à Versailles donne un relief particulier au dernier horizon, sans permettre de calculer combien de bailleurs seront concernés. Pour lire la situation d’un bien, le point de départ reste son étiquette propre, et non la classe la plus fréquente dans la commune. Les données fournies ne détaillent pas d’autres conditions juridiques ni les situations particulières.
- G : critère de décence énergétique non satisfait pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 en métropole.
- F : échéance prévue en 2028 ; 2 597 diagnostics enregistrés dans le périmètre local.
- E : échéance prévue en 2034 ; 6 620 diagnostics enregistrés dans le périmètre local.
À Versailles, l’audit à la vente dépend de la classe E, F ou G et du type de bien
L’audit énergétique réglementaire concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec l’entrée de la classe E dans ce périmètre depuis le 1er janvier 2025. La conséquence concrète est une lecture à deux entrées : l’étiquette énergétique et la catégorie du bien vendu. La présence d’un diagnostic E, F ou G dans la base ne suffit donc pas à établir qu’une vente relève de l’audit. Il faut également que le bien entre dans les catégories indiquées. Cette distinction évite d’étendre automatiquement la règle à toutes les ventes à partir des seules proportions locales.
La faible part des maisons individuelles, à 5,7 %, ne permet pas davantage de quantifier le champ local de l’audit. Les faits fournis ne précisent ni leur répartition par étiquette ni le nombre d’immeubles en monopropriété. Il serait donc trompeur d’appliquer mécaniquement les parts de E, F et G à cette proportion de maisons. Pour un vendeur, l’information utile porte sur le périmètre réglementaire décrit, pas sur un calcul théorique de dossiers concernés. Pour un acquéreur, la photographie communale apporte un contexte de performance ; elle ne renseigne ni le contenu d’un audit particulier ni les dépenses propres à un projet immobilier.
Notre-Dame, Chantiers, Jussieu et Clagny : aucun classement énergétique possible
Notre-Dame, Chantiers, Jussieu et Clagny figurent parmi les secteurs IRIS analysés. Toutefois, aucun effectif ni aucune répartition énergétique par secteur n’est fourni ici. Il n’est donc pas possible de désigner un secteur comme plus performant qu’un autre, ni d’y localiser la concentration des diagnostics F ou G. Pour un acquéreur, cette absence de détail est une limite concrète : les proportions communales ne peuvent pas être appliquées automatiquement à une adresse ou à son environnement immédiat. L’échelle de Versailles apporte un cadre de lecture ; elle ne fournit pas, dans les éléments disponibles, une hiérarchie énergétique de ses différents secteurs.
Le volet Géorisques recense la famille « Transport de marchandises dangereuses ». Le potentiel radon est indiqué à 1, tandis que la zone sismique est non renseignée. Une donnée non renseignée ne signifie pas une absence de risque, et ces informations ne permettent pas de décrire l’exposition d’une adresse précise. Elles doivent rester distinctes des indicateurs énergétiques : aucun lien chiffré entre risques et étiquettes n’est fourni. Au terme de cette mise à jour, l’apport principal reste donc un portrait local documenté, dominé par D et E et par le bâti ancien, avec des limites explicites sur les logements uniques, les comparaisons territoriales et les situations individuelles.
Questions fréquentes
Les 26 259 diagnostics correspondent-ils à autant de logements à Versailles ?
Non. La base contient 26 259 diagnostics enregistrés et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Les effectifs et les parts par étiquette ne constituent donc pas un décompte de logements uniques.
Quelle classe énergétique est la plus représentée dans cette extraction ?
La classe D arrive en tête avec 8 949 diagnostics enregistrés, soit 34,1 %. Elle est suivie de E avec 25,2 %, puis de C avec 24,2 %. L’extraction ADEME utilisée date du 18 septembre 2026.
Une classe E suffit-elle à rendre l’audit obligatoire pour toute vente ?
Le périmètre fourni concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole. La classe E y est incluse depuis le 1er janvier 2025. L’étiquette doit donc être lue avec la catégorie du bien.