DPE à Clagny, Versailles : comprendre le bâti et ses étiquettes énergie
À Clagny, l’analyse de 1 742 DPE décrit un quartier principalement composé d’appartements, où les constructions de 1948 à 1974 dominent. Les étiquettes F et G représentent 17,3 % des diagnostics, une proportion supérieure à celle de Versailles, mais la consommation médiane reste inférieure à celle de la ville.

Le dossier énergétique de Clagny repose sur 1 742 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Versailles. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur période de construction et la distribution de leurs étiquettes. Elles constituent un repère pour préparer une vente ou une location, sans remplacer la lecture du diagnostic propre au bien concerné. Il faut notamment distinguer les caractéristiques du bâti, les consommations rapportées à la surface et les coûts annuels estimés. Ces indicateurs n’expriment pas la même chose et peuvent évoluer dans des directions différentes. À Clagny, une consommation médiane inférieure à celle de Versailles coexiste ainsi avec un coût médian supérieur et une proportion plus importante de logements classés F ou G.
Un bâti dominé par les appartements de la période 1948-1974
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Clagny) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 0 | 0,0 % |
| B | 10 | 0,6 % |
| C | 309 | 17,7 % |
| D | 684 | 39,3 % |
| E | 438 | 25,1 % |
| F | 175 | 10,0 % |
| G | 126 | 7,2 % |
La période de construction dominante à Clagny est celle de 1948 à 1974 : elle représente 55,4 % des diagnostics du quartier. Les logements construits avant 1948 comptent pour 24,4 %, tandis que l’ensemble du bâti antérieur à 1975 atteint 79,8 %. Le profil local est donc largement marqué par des constructions anciennes, mais pas principalement par le bâti d’avant 1948. Celui-ci pèse nettement moins qu’à l’échelle de Versailles, où sa part atteint 41,1 %. Les maisons individuelles représentent seulement 8,4 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Cette composition invite à examiner chaque appartement dans son contexte d’immeuble, sans déduire son niveau énergétique de sa seule ancienneté. Les chiffres fournis ne détaillent ni les matériaux, ni les équipements de chauffage, ni les rénovations effectuées : ils ne permettent donc pas d’attribuer une étiquette à un type de construction précis.
Des étiquettes surtout concentrées en D et en E
- Les classes A et B sont peu présentes dans l’échantillon : aucun diagnostic n’est classé A et 10 sont classés B. Ce constat décrit uniquement les diagnostics analysés. Il ne suffit pas à établir l’absence de logements classés A dans l’ensemble du quartier.
- La classe C regroupe 309 diagnostics. Elle constitue une composante identifiable du parc étudié, mais reste moins représentée que les classes D et E. La répartition disponible ne précise pas l’âge, la surface ou le type de logement correspondant à ces diagnostics.
- La classe D est la plus fréquente, avec 684 diagnostics, suivie de la classe E, qui en compte 438. Le profil énergétique de Clagny ne se résume donc pas aux passoires : ces étiquettes intermédiaires occupent une place centrale dans l’échantillon.
- Les classes F et G réunissent respectivement 175 et 126 diagnostics, soit 301 logements et 17,3 % du total. Cette part de passoires énergétiques justifie une attention particulière au diagnostic individuel, mais ne renseigne pas, à elle seule, sur les travaux adaptés à chaque bien.
Clagny et Versailles : des indicateurs à lire ensemble
La comparaison avec Versailles fait apparaître un profil contrasté. La part de passoires F et G est de 17,3 % à Clagny, contre 16,2 % pour la ville entière. Pourtant, la consommation médiane du quartier est de 226 kWh/m²/an, sous la médiane communale de 234 kWh/m²/an. Il n’y a pas de contradiction : une médiane décrit le centre d’une distribution, tandis que la part de F et G mesure la présence de certaines étiquettes. Le coût énergétique annuel médian estimé atteint par ailleurs 1 114 € à Clagny, contre 1 042 € à Versailles. La surface médiane est également plus élevée, avec 66 m² contre 53 m². Ces différences doivent être rapprochées avec prudence : les données agrégées ne permettent pas d’isoler la cause de l’écart de coût ni de reconstituer un logement représentatif unique.
Vendre à Clagny : situer le bien sans généraliser
- Présenter l’étiquette du logement avant de commenter celle du quartier. Les 684 diagnostics classés D donnent un repère local, mais ne préjugent pas du classement d’un appartement ou d’une maison en vente. Le dossier doit rester centré sur les caractéristiques effectivement documentées du bien.
- Distinguer ancienneté et performance. Même si 79,8 % des logements diagnostiqués ont été construits avant 1975, cette date ne permet pas de conclure à une mauvaise étiquette. Les données ne croisent pas période de construction, rénovation et classement énergétique.
- Contextualiser les estimations de consommation et de coût. Les médianes de 226 kWh/m²/an et de 1 114 € par an servent de points de comparaison, pas de prévision pour un acquéreur. Elles ne doivent pas être présentées comme les dépenses certaines du logement proposé.
- Éviter toute conclusion chiffrée sur la valeur immobilière. La présence de 301 logements classés F ou G renseigne sur le profil énergétique local, mais aucune donnée fournie ne mesure l’effet d’une étiquette sur le montant d’une transaction ou sur les conditions de négociation.
Louer à Clagny : examiner le diagnostic du logement concerné
Pour une mise en location à Clagny, l’enjeu est de passer du constat de quartier à l’examen du logement. Les 17,3 % de diagnostics classés F ou G signalent une présence de passoires énergétiques, sans permettre de déterminer la situation d’un bien particulier. Le propriétaire comme le candidat locataire ont intérêt à distinguer l’étiquette, la consommation estimée et le coût annuel estimé. La surface médiane locale de 66 m² constitue un contexte utile, mais elle ne permet pas de transposer directement le coût médian au logement visité. Un appartement plus petit ou plus grand ne peut pas être évalué par une simple application du montant de quartier. Les chiffres fournis ne documentent pas non plus les usages des occupants : ils ne permettent donc pas d’annoncer une facture future.
Ces résultats appellent également une lecture prudente des situations individuelles. La forte présence d’appartements, avec seulement 8,4 % de maisons, ne signifie pas que tous les logements partagent les mêmes équipements ou les mêmes besoins d’amélioration. Avant de tirer une conclusion pour louer, il convient de consulter les informations propres au bien et de vérifier séparément les règles applicables à sa situation. La base fournie ne contient aucun calendrier réglementaire ni élément permettant de conclure à l’autorisation ou à l’interdiction de louer un logement donné. De même, les 175 diagnostics F et les 126 diagnostics G ne suffisent pas à établir un programme de travaux. Sans description technique individualisée, il serait infondé de désigner un équipement à remplacer ou de promettre une future étiquette.
Questions fréquentes
Clagny compte-t-il davantage de passoires énergétiques que Versailles ?
Oui, dans les données analysées : les classes F et G représentent 17,3 % des diagnostics de Clagny, contre 16,2 % à Versailles. Cela correspond à 301 logements dans le quartier. Cette proportion supérieure ne signifie toutefois pas que tous les indicateurs locaux sont moins favorables : la consommation médiane est de 226 kWh/m²/an, contre 234 kWh/m²/an pour la ville.
Quel type de bâti domine dans le quartier de Clagny ?
Les appartements dominent, les maisons individuelles ne représentant que 8,4 % des logements diagnostiqués. La période 1948-1974 rassemble 55,4 % des diagnostics, devant le bâti d’avant 1948, qui en représente 24,4 %. Ces informations décrivent la structure du parc étudié, mais ne permettent pas de connaître les matériaux, les systèmes de chauffage ou l’état de rénovation d’un logement particulier.
Peut-on utiliser le coût médian de Clagny pour évaluer un bien à vendre ou à louer ?
Le coût énergétique annuel médian estimé de 1 114 € peut servir de repère, mais pas d’estimation individuelle. Il doit être lu avec les autres indicateurs, notamment la surface médiane de 66 m². Pour un bien à vendre ou à louer, il faut consulter son propre diagnostic : les données de quartier ne permettent de prévoir ni sa facture réelle ni sa valeur immobilière.